Faible participation politique des femmes : les choses doivent changer en RDC !

Actualité, Publié : Le 04/05/2018 à 11:19:43

Après 80 ans de colonisation par le Royaume de Belgique, la RDC obtint son indépendance politique le 30 juin 1960. Les femmes congolaises avaient exercé leur droit civil et politique seulement six ans après.

Cinquante ans après l’accession du pays à l’indépendance, bien que le Gouvernement Congolais ait ratifié plusieurs instruments juridiques régionaux et internationaux relatifs aux droits humains et aux droits spécifiques des femmes, les congolaises continuent à être victimes des discriminations basées sur le genre et de la sous représentativité dans les instances de prise de décision politique.

A ce jour, le constat de la faible participation politique des femmes demeure, et pourtant, la majorité démographique de la population congolaise est constituée des femmes. Cette situation a comme conséquence entre autres, la disparité du genre caractérisée par une sous représentativité des femmes dans les instances de prise de décision et la non prise en compte des besoins fondamentaux de la majorité démographique de 52% de la population que constituent les femmes.

A titre illustratif :
- 54 femmes sur 500 députés à l’Assemblée Nationale ;
- 06 femmes sur 108 sénateurs ;
- 01 femme sur 26 Gouverneurs des Provinces ;
- 00 femme élue députée nationale ou provinciale dans la Province du Maniema ! et 00 femmes élues députée nationale en 2011 dans la province du Kongo centrale.

Comment peut-on donc exprimer cette disproportion, alors que les femmes ont constitué plus de 63% d’électeurs en 2006 et environ de 60% en 2011 ?

A cet effet, la problématique de l’implication effective des femmes politiques congolaises au sein des instances de prise de décisions doit être placée non seulement sur le principe de parité comme égalité homme-femme en termes numériques mais surtout dans la prise en compte des problèmes de santé publique, de l’éducation de la femme et tant d’autres problèmes d’ordre social, économique, politique et juridique qui constituent, en effet, des obstacles réels à l’intégration de la femme en politique dans notre pays.

En somme, la République Démocratique du Congo a besoin d’une aile féminine à côté de l’aile masculine pour prendre l’envol dans le processus de développement.

Honorable EVE BAZAIBA MASUDI
Présidente/LIFCE

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