Au collège Boboto ce lundi Onufemmes projette des théâtres sur des violences faites aux femmes et aux filles.

Activités sur les Droits de Femmes, Publié : Le 27/11/2018 à 17:37:15

C'est dans l'amphithéâtre du centre culturel du collège Boboto où l'Onu femmes a projeté plusieurs pièces théâtrales devant les filles élèves de différentes écoles venues assistées à la cérémonie de l'ouverture de la campagne de 16 jours d'activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles qui a pour thème, cette année : « Oranger le monde. Ecoutez-Moi aussi. Mettre fin à la violence à l'égard des femmes et des filles, ce lundi 26 novembre. Ces films, porteurs d'un message d'éveille de conscience et d'espoir pour la jeunesse féminine congolaise, ont été conçus par des acteurs comédiens de la RDC sur base des réalités du vécu quotidien de la femme congolaise qui ne cesse de subir différentes formes de discriminations à l'égard de son semblable homme.
Les sujets exploités ont fait état de lieu du niveau accru de la déconsidération de droits de la femme par les hommes dans la société congolaise. Là, il a été rappelé à l'homme que la femme n'est pas un sujet à minimiser, ni à traiter sans valeur quand bien même qu'elle soit son épouse, elle doit être considérée avant tout comme une personne puis qu’elle bénéficie des mêmes droits que l'homme à savoir : La liberté de pensées, de paroles, de manifestations, droit de vote, droit de possession de biens, droit de propriété, droit d’élire et d’être élu tel qu’inscrit dans la constitution et traités internationaux de droits humains. Dans d'autres pièces, ce sont les thématiques de la prolifération du phénomène « Shégués », Enfants de la rue, de Faux Pasteurs, de Violes sexuelles et de Prostitutions qui ont été exploités. Là encore, Ce fut un court moment de choc, de silence, d’enthousiasme car les filles se sont vues représentées dans la peau des victimes, touchées l’une après l’autre à travers les scénarios joués par les comédiens qui ont repris dans le plus petit détail le train-train quotidien des inégalités sociales et violences sexuelles que subissent leurs sœurs et mères compatriotes congolaises. A la fin des épisodes, il a été recommandé à l'Etat de punir régulièrement les instigateurs de ces actes de violence faites aux femmes tels que les militaires et les policiers, les miliciens des groupes armés et même les mauvaises églises (pasteurs) qui ne cessent de traiter ces enfants de sorciers.
Ces pièces théâtrales ont exhorté les téléspectateurs à se vêtir de courage pour dénoncer la violence et parler de leurs droits sans gêne. "La violence, c'est aussi le manque de travail, le refus de pouvoir étudier à même titre que l'homme pour ne pas devenir éducatrice, femme députée, gestionnaire d'entreprise" ont conclu les acteurs avant de demander aux jeunes de porter plus loin leur message, et à l'Onu femmes de faire en sorte que ces pièces de théâtres soient diffusées dans tout le pays en guise d'une vulgarisation intensive des droits de la femme en RDC.
LEPOSO PLETO BRUCE/Stagiaire à Internews

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