Droits juridiques : La place des femmes dans le cadre juridique de la République Démocratique du Congo.

Vos Droits et Comment faire entendre votre voix, Publié : Le 082033 à 14:20:27

Les femmes, les filles et les enfants considérés comme les plus vulnérables dans nos sociétés humaines, occupent une place particulière dans les instruments juridiques de la République Démocratique du Congo. Les mineures bénéficient d’une protection particulière en tant que tels, leurs droits sont contenus dans la constitution, dans la loi numéro 09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l'enfant. Ces droits sont repris tout de même aussi dans le code de la famille, les instruments juridiques internationaux portant protection de l'enfant et ratifié par notre pays. A titre d'exemple, la convention relative aux droits de l'enfant, charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant, conventions relatives aux pires formes de travail concernant les enfants et l'action immédiate à leur élimination.
S'agissant des filles de plus de 18 ans, ce sont des femmes et par ce fait bénéficient aussi d'une protection de la loi. Leurs droits sont contenus dans la constitution, le code de la famille, législation en matière du travail, le code de sécurité sociale, la convention sur l'élimination de toutes formes de discrimination à l'égard de la femme etc.
Pour les filles de moins de 18 ans donc les enfants, la loi portant protection des enfants dit que tout enfant a droit à la vie, droit à une identité dès la naissance, droit à un milieu familial, droit à l'éducation, droit à l'adoption, droit à la santé, droit à l'information, droit à la liberté d'expression etc.
Il sied de souligner que l'enfant ou la fille mineure, n'a pas que de droits, il a aussi des obligations à savoir : il doit obéissance aux parents, respect aux personnes de son âge et aux personnes âgées. L'enfant doit respecter les droits, la réputation et l'honneur d'autrui, les lois et règlements du pays, l'enfant doit respecter l'environnement. Sur ce point la loi protège tous les enfants, fille ou garçon. Elle ne fait pas de différence.
Le législateur a prévu la publication au journal Officiel, pour faire connaître la loi et ainsi la rendre opposable à tous. Quant à la vulgarisation, le ministère de femme, famille et enfant le fait mais aussi les associations œuvrant dans le domaine de la protection des droits de l'enfant.

KAPINGA NTUMBA GISELE
Présidente de l’Association des
Femmes Avocates de la RDC

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