Droits spécifiques des femmes

Vos Droits et Comment faire entendre votre voix, Publié : Le 175506 à 23:55:6

On désigne par le terme « droits de l’homme » l’ensemble des droits fondamentaux qui doivent être garantis aux êtres humains, quels que soient leur pays, leur race, leur sexe, leur religion ou leur origine sociale. Les droits des femmes sont par contre des droits théoriques ou réels réclamer pour les femmes et les filles à travers le monde. Généralement la revendication de ces droits par les femmes intervient dans des contextes sociaux où les femmes font l’objet des inégalités sociales, telles que le refus à la femme de voter et d’être élue, de travailler et d’avoir un salaire juste et égal à l’homme, le refus à la femme de maitriser sa reproduction (contraception et avortement) les violences et les mutilations sexuelles, d’accéder à l’éducation etc. Bien qu’en République Démocratique du Congo la constitution dans son article 14 interdit toute discrimination à l’égard de femme, ces inégalités existent toujours dans la vie pratique des citoyens surtout en milieu rural.
Il y a également des droits dits “spécifiques“ des femmes. Odette Michée WANDJI NJINKOUÉ dans sa Thèse intitulé “Existe-t-il des droits spécifiques aux femmes“ soutenue publiquement le 13 avril 2017 à l’université Grenoble Alpes en France, explique clairement qu’il existe bien des droits applicable aux femmes et en énumère quelques-uns. Dans le résumé de sa thèse de plus de six cent pages disponible sur Google et sur le site www.thèse.fr on peut bien y trouver la catégorisation de ses droits spécifiques des femmes. Du moins de manière sommaire on peut citer ici : “le droit d’être mère et le droit à la protection de la maternité, le droit à l’avortement, le droit à la protection de l’intégrité physique contre les violences culturelles, les mutilations sexuelles féminines, les transformations corporelles, les violences conjugales et violences hors mariage, le droit à la liberté du mariage“.
Pour Odette Michée défenseur de la thèse de droits spécifiques de femmes, d’aucuns pourraient s’interroger sur le point de savoir, si la spécificité de la femme fonde les droits spécifiques de la femme. Elle affirme par ailleurs que le droit à la maternité et le droit à l’avortement constituent la première catégorie de droits de nature spécifique “La différence incontestable du sexe féminin et masculin est le processus de la maternité : la grossesse, l’accouchement et l’allaitement sont des développements physiologiques naturels qui constituent une spécificité biologique pour les femmes“ argumente-t-elle dans cet ouvrage.
Il faut signaler que la plupart de ces droits spécifiques figurent plus dans des accords internationaux de droits des femmes, tel que le Protocole de Maputo ou la charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatifs aux droits des femmes en Afrique adopté le 11 juillet 2003 et dont la République Démocratique du Congo est signataire. Cependant, on les voit de moins en moins dans les constitutions nationales, ce qui pourrait justifier d’une certaine manière la légèreté dans leurs applications. A titre d’exemple, le code pénal Congolais dans ses articles 165 et 166 interdit l’avortement sous toutes ses formes : “celui qui, par aliments, breuvages, médicaments, violences où par tout autre moyen aura fait avorter une femme sera puni d’une servitude pénale de cinq à quinze ans ; la femme qui volontairement se sera fait avorter sera punie d’une servitude pénale de cinq à dix ans“ mais du moins l’avortement est autorisé par le code de déontologie médicale d’où “l’avortement thérapeutique“.

LEPOSO PLETO Bruce/Stagiaire-Internews

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