Droits de l’enfant : Les filles, les plus touchées des violations des droits humains que les Garçons.

Vos Droits et Comment faire entendre votre voix, Publié : Le 112219 à 17:22:17

Dans de nombreux pays, les filles sont les premières victimes des violations des Droits de l’Enfant et subissent en général des discriminations de par leur âge et leur sexe. Elles sont plus souvent victimes de discrimination que les garçons car elles sont à la fois mineures et de sexe féminin généralement faible. Des statistiques réalisés par des organisations en droits humains, telles que celles publiées par “Humanium“ organisation non gouvernementale (ONG) internationale engagée à faire respecter les droits de tous les enfants, affirment qu’ “avant l’âge de 5 ans, les petites filles ont 3 fois plus de chance que les petits garçons de souffrir de malnutrition ; Dans les pays en développement, une fille sur trois n’achève pas le cycle d’éducation primaire, avant tout parce qu’elles consacrent 8 fois plus de temps que les garçons aux tâches domestiques. Par conséquent, dans le monde entier, 96 millions de filles de 15 à 24 ans sont analphabètes, contre 57 millions de garçons ; Chaque jour, 25 000 filles sont victimes de mariages forcés, ce qui les oblige à abandonner l’école ; et la grossesse est la première cause de mortalité chez les filles âgées de 15 à 19 ans ». Cet état des choses s’empire dans le contexte africain où la pauvreté, la famine, les conflits armés, les traditions horribles font l’actualité quotidienne.
La République Démocratique du Congo n’échappe pas à cette situation : des femmes, des petites filles et depuis peu des bébés sont victimes de viols, utilisés comme arme de guerre ». En rapport avec des conflits éclatés à l’Est de la RDC, l’ONU estime que plus de 500 000 femmes ont été victimes de violences sexuelles de 1996 en 2010. Sur ce chiffre, les filles de 12 à 17 ans ont été les plus touchées. A noter que neuf ans après, ces conflits subsistent toujours avec les mêmes dégâts dans l’Est du pays.
Face à ces inégalités qui portent sans relâche atteinte au droit à la vie que possède tout être humain, et qui retardent l’épanouissement de la femme, particulièrement de la jeune fille congolaise, ce sont des ONG qui prennent la relève de la réparation des dégâts causés que l’Etat Congolais lui-même qui dispose de moins en moins de programme de réinsertion des victimes dans des communautés respectives d’autant plus que des rebelles et des conflits armés ne cessent d’émerger dans le territoire de la RDC.

LEPOSO PLETO Bruce/Stagiaire.

Restez Connecté